Journées du Patrimoine - Retour à la page d'accueil

 21 et 22 septembre 2019

 Programme national complet 2019

Journées du Patrimoine - Retour à la page d'accueil
Guide des Démarches - Votre département - Guide des Hôpitaux et cliniques - Guide des Maternités - Guide Médicaments - Guide des Lycées
Guide Tourisme France - Guide Baignades - Guide Campings - Guide Automobiles Anciennes - Journées du Patrimoine
 France   Paris (75) 
Journées du Patrimoine
Publicité

 ()


Publicité


Publicité

Publicité

 
Publicité

Siège de l'Ordre national des Pharmaciens
Paris (75)

Au programme pour ces Journées du Patrimoine 2019

De l'apothicaire au pharmacien

De Molière et son apothicaire muni de sa seringue à clystère dans Monsieur de Pourceaugnacà Flaubert et Maupassant, le pharmacien est, depuis le XVIIe siècle, une grande source d’inspiration pour les artistes. Croqué avec humour et légèreté par Cham et Grandville, parfois plus férocement par Daumier, il sait aussi mettre son art et ses connaissances thérapeutiques au service du divertissement et du plaisir. Avec le chocolat des Menier, la pomme de terre de Parmentier ou les vins officinaux, le pharmacien devient alors un gastronome, gourmet et gourmand.
L'histoire de la pharmacie sera évoquée par le biais des grandes étapes de la profession de pharmacien (formation, enseignement, organisation sociale). Réunis en guildes depuis l’époque médiévale et disposant d’une formation essentiellement pratique selon le principe du compagnonnage, les apothicaires élaborent et vendent drogues, remèdes et épices. C’est en 1777 qu’ils acquièrent leur autonomie lorsque Louis XVI, par déclaration royale, sépare les corporations d’apothicaires et d’épiciers. Les membres du Collège royal de pharmacie, où sont dispensés des cours théoriques et pratiques, disposent désormais du monopole de la vente de médicaments. Le terme de pharmacien, professionnel consacrant toute son activité à son art dans son officine, remplace alors progressivement celui d’apothicaire.
Enfin, on ne peut évoquer l'histoire de la pharmacie sans présenter les objets emblématiques de l’art pharmaceutique. Une importante collection de faïences de Nevers illustre ainsi le savoir-faire et le rayonnement des manufactures françaises au XVIIIe siècle. Véritables œuvres d’art décoratif, albarelles, chevrettes et autres piluliers sont avant tout des objets utilitaires destinés à conserver les remèdes. Parmi eux, la thériaque est certainement l’une des préparations pharmaceutiques les plus connues et les plus secrètes. Mélange de plus de cinquante ingrédients issus des trois règnes de la nature, elle fut utilisée comme remède à tous les maux pendant près de deux millénaires, jusqu’au début du XXe siècle.

Ce qu'il faut savoir :

L’Ordre national des pharmaciens est installé dans deux immeubles, 4 et 6 avenue Ruysdaël, qui s’apparentent à un ensemble architectural composite mais harmonieux de style néo-gothique et de pastiche XVIIIe siècle. Reflet de l’éclectisme architectural des hôtels édifiés à la fin du Second Empire, ces constructions constituent des témoignages précieux d’une époque et d’un art de vivre, d’autant que bon nombre d’entre elles ont été détruites au cours du demi-siècle écoulé. Le bâtiment du numéro 4* fut édifié avant 1875 par l’architecte Pellechet ; de style néo-gothique assez sobre, avec une façade de brique et pierre agrémentée d’une corniche sculptée de style Renaissance séparant le rez-de-chaussée du premier étage. Gaston Menier, fils cadet d’Émile-Justin, célèbre chocolatier, acquit cet hôtel particulier et s’y installa en 1879 après son mariage. Il commanda d’importants travaux. Sur l’avenue, l’étage d’attique réservé aux domestiques céda la place au deuxième étage actuel, traité dans le style “byzantino-vénitien”. Il fit démolir un petit bâtiment de la cour pour construire un pavillon de style normando-mauresque caractéristique du goût familial. Il abritait, au rez-de-chaussée une remise pour cinq voitures et une sellerie : au sous-sol une écurie pour douze chevaux ; à l’étage des chambres de service et au dernier étage une salle de théâtre " le théâtre des Folies Ruysdaël ". Douze panneaux aux scènes inspirées par la mythologie ornementent la montée du grand escalier de bois vers les étages. Il est décoré de mosaïques italiennes dans le style vénitien. Sous le grand miroir, sur le palier du rez-de-chaussée on peut lire l’inscription " Venise MDCCCLXXIX " : on devine au-dessus le monogramme, en lettres d’or sur fond bleu, " G M " de Gaston Menier.
Gaston Menier raconte dans ses Souvenirs : " Au moment de mon mariage j’avais acheté un joli petit hôtel, et j’y ai passé 12 heureuses années, mais comme je manquais de place j’avais fait construire des écuries souterraines desservies par une rampe en pente douce. Les voitures occupaient le rez-de-chaussée et à l’étage une salle de théâtre qui a servi souvent de lieu de réunions pour les fêtes musicales, des bals et pour y jouer la comédie. C’est là en effet que nous avons joué des opérettes, notamment Orphée aux enfers "" Une galerie communiquait au niveau du deuxième étage, avec le corps de bâtiment principal. Le grand escalier de bois menant aux étages fut décoré par des mosaïques italiennes en pâte de verre " (Souvenirs de Gaston Menier, texte non publié,1934)Aujourd'hui le “pavillon Mauresque” abrite "les Collections d’histoire de la pharmacie"Le bâtiment du numéro 6* fut pour sa part édifié, par l’architecte Henri Parent, en 1867, comme une “maison d’habitation bourgeoise ” de style néo-XVIIIe siècle, pour son propriétaire Eugène Jouët. … Construction en pierre de taille à l’angle du Parc Monceau, avec façade aux deux côtés, élevée sur sous-sol d’un rez-de-chaussée, premier étage carré, deuxième légèrement mansardé. A l’extrémité du bâtiment jardin d’hiver prolongeant la façade de la construction. Jardin du côté du parc, cour entre les bâtiments. Au fond de la cour, construction de briques à usage d’écuries, de remises et de chambres pour les cochers. L’intérieur de la maison comportait au sous-sol les cuisines, l’office et le garde-manger. Le premier étage, desservi par un escalier de pierre néo-gothique, était réservé aux appartements des propriétaires. Le deuxième étage mansardé était occupé par les domestiques. Au rez-de-chaussée surélevé, prenaient place les pièces de réception en enfilade sur l’avenue et le parc : grand salon d’angle, salon Louis XV décoré de boiseries, salle à manger de marbre et enfin " jardin salon d’hiver " avec sortie sur jardin…(Calepins du cadastre, 1869)


Publicité

Journées du Patrimoine 2019 - horaires :

samedi 21 septembre - 13h30 à 18h30
dimanche 22 septembre - 13h30 à 18h30

Tarifs, conditions spéciales :

Gratuit

Siège de l'Ordre national des Pharmaciens
4-6 avenue Ruysdaël
75008 Paris

Guide Tourisme France

Informations détaillées extraites du Guide Tourisme France :

- consultez aussi la fiche du département de Paris

Publicité
 France   Paris (75) 
Guide des Démarches - Votre département - Guide des Hôpitaux et cliniques - Guide des Maternités - Guide Médicaments - Guide des Lycées
Guide Tourisme France - Guide Baignades - Guide Campings - Guide Automobiles Anciennes - Journées du Patrimoine