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 France   Maine-et-Loire (49) 
Journées du Patrimoine

château de Montsoreau (Bruno Rousseau)



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Château de Montsoreau - Musée d'art contemporain
Montsoreau (49)

Château de Montsoreau
Château de Montsoreau (doc. Bruno Rousseau)

Au programme pour ces Journées du Patrimoine 2020

Exposition Jacques Halbert

Jacques Halbert. Cerises 10.07 − 13.11.2020
Le monochrome à l’épreuve de la pornographie En 1975, alors qu’il a vingt ans, Jacques Halbert rédige un texte fondateur de sa démarche artistique : " Comment peindre une cerise ". Il y décrit étape par étape le processus de fabrication d’une peinture de cerise, avant de conclure malicieusement " Si vous avez suivi à la lettre ces conseils, vous avez sous les yeux une magnifique cerise peinte par vous. Vous êtes donc un artiste. " Ce texte est doublement fondateur, premièrement parce qu’effectivement Jacques Halbert va peindre inlassablement cette cerise toute sa vie, mais aussi parce qu’il conçoit sa peinture comme un outil pour modifier fondamentalement le rapport que les gens entretiennent traditionnellement avec l’œuvre d’art.
Le sujet " cerise " est banal, voire affligeant si on le replace dans le contexte du milieu de l’art des années 1970, alors que l’art minimal et l’art conceptuel règnent en maitres incontestés. Pourtant, tout le monde aime les cerises. Elles sont annonciatrices de l’été, des fêtes d’enfance, elles sont brillantes, juteuses, sucrées, rouges. Elle est aussi un prénom féminin, ses formes sont suggestives, et sa couleur ramène à celle d’un cuir laqué. Confronter la cerise avec la peinture la plus sophistiquée que l’art moderne ait produit, c’est-à-dire le monochrome, deviendra pour Jacques Halbert le chainon manquant entre l’art et la vie.
Dès lors, Jacques Halbert n’a de cesse de mettre à l’épreuve, de déstabiliser, de fragiliser le monochrome à l’aide de ce mode opératoire systématique à la précision chirurgicale. Il décline ce motif figuratif selon des rythmes réguliers ou des compositions aléatoires, et poursuit depuis quarante-cinq ans une œuvre minimale qui engage le visiteur dans une profonde redéfinition de la peinture.
La cerise, de prime abord candide, est porteuse d’une violence que souligne sa couleur rouge carmin, couleur du danger. Comme une goutte de sang indélébile, ou une tache de rouge à lèvres sur une surface immaculée, elle est le geste interdit qui vient ébranler la pureté du monochrome, lui enlever son mystère, désacraliser la peinture.
Cette dualité de la cerise, est énoncée ainsi par Jacques Halbert : " Le sujet n’est peut-être pas si essentiel, c’est pourquoi je pourrai peindre des cerises toute ma vie. ". Essaimées sur le monochrome, comme autant de mines sur un terrain vague, elles sont les prolégomènes d’une conception radicale de la peinture contemporaine.
L’œuvre de Jacques Halbert est marquée par l’ambivalence du langage et du monde. Son départ pour les Etats-Unis ne faisant qu’amplifier le trouble. Alors qu’en France ce motif se trouve avoir une charge érotique en plus d’être un prénom féminin, aux Etats-Unis le mot " Cherry " désigne en même temps le fruit, mais aussi très précisément le sexe de la femme. Le chaste monochrome est victime d’attaques pornographiques qui consistent à " peindre des cerises, partout, tout le temps, et ne penser qu’à ça ". La queue de la cerise, toujours associée au fruit, complexifie et amplifie la portée pornographique de l’œuvre, comme dans Il aime les cerises (1977) où le genre du modèle bien que clairement énoncé dans le titre, est remis en question par sa représentation.
Le bon goût
Son penchant pour la mise en scène de son personnage provoque une adhésion immédiate de la part des artistes New Yorkais de Fluxus et du Eat Art, mais la densité de sa mythologie individuelle fait qu’il est difficile de le rattacher à un mouvement artistique.
Propriétaire successivement de l’Art Café à New York (1985) qui devient le lieu de rendez-vous de l’avant-garde artistique (Ben Vautier, Jeff Koons, Daniel Spoerri, Andy Warhol, François Morellet…), puis de la Magnifik Gallery à Brooklyn où il expose Nicolas L., Olivier Mosset, Carolee Schneemann ou Alison Knowles, Jacques Halbert n’a de cesse de défaire, de déconstruire l’idée dominante de l’artiste comme prescripteur du bon goût. Son œuvre, libre et affranchie des conventions, parodie et dénonce la conception bourgeoise de l’art selon laquelle l’artiste serait le garant d’une définition du Beau, il définit lui-même cette posture néo-dadaïste comme " un manifeste du bon goût ".
Just a bowl of cherries
Jacques Halbert élabore une œuvre prolifique, vivante et festive qui interroge la valeur de l’art, son intérêt ou son importance. Confrontant simplement l’art et la vie, son œuvre plonge le visiteur dans une balade vers la création permanente. Dans Fashion Passion, film réalisé pendant le New York Fashion Show, dans l’effervescence créative du New York underground des années 80, le corps remplace le monochrome et sert de support à la peinture, créant une confusion entre érotisme, fête de village et genre sexué.
Questionner les arcanes de l’art et de la vie, avec un sérieux jamais dénué d’humour, lui permet d’évoquer les limites de notre condition et du rôle de l’artiste dans le processus créatif.
Nous serions tentés de conclure, comme dans la chanson Life is just a bowl of cherries : "Don’t take it serious / it’s too mysterious ".
Jacques Halbert . Cerises
Conçue par Alain Julien-Laferrière comme volontairement non rétrospective, l’exposition monographique de Jacques Halbert, Cerises, au Château de Montsoreau − Musée d’art contemporain propose au visiteur une plongée au cœur de l’œuvre d’une personnalité hors-normes de l’art contemporain, marquée par les interventions de l’artiste dans l’espace public et ses confrontations au monochrome. Des archives, dessins, croquis de la première salle à l’intervention in situ et all over de la dernière salle, l’exposition développe l’œuvre de Jacques Halbert, complexe, libre et cassant les codes de la peinture moderne. Elle montre la répétition inlassable du motif, les décalages, les déclinaisons, et précise son rôle dans les investigations et l’œuvre de Jacques Halbert.

JACQUES HALBERT
CERISES
10 juillet − 13 novembre 2020
Commissariat : Alain Julien-Laferrière

Ce qu'il faut savoir :

Seul Château de la Loire construit dans le lit du fleuve, à l'endroit même où la Vienne se jette dans la Loire, le Château de Montsoreau est un lieu vivant et alternatif.
Château aux allures de palais fastueux au bord de l'eau, il a été entièrement rénové et métamorphosé en Musée d'Art Contemporain en 2016.
A deux heures de Paris, dans le Val de Loire, Patrimoine mondial de l'Humanité, et sur plus de 2000m2, il possède une collection d'Art Conceptuel unique au monde et un espace d'expositions temporaires dédié aux artistes d'aujourd'hui.
Sa collection et son architecture pionnières, ouvrant des brèches, en font un lieu engagé, inscrit dans le présent et donnant à voir une nouvelle réalité.
Le musée est ouvert toute l'année.
Le Château
Entre l'an Mil et le milieu du XVIIème siècle, l'histoire du Château de Montsoreau est intimement lié à l'Histoire de France. Premier château Renaissance du Val de Loire. Construit en 1450 par Jean II de Chambes, Conseiller du Roi Charles VII, il accueillera les plus grands du royaume tels que Marie Stuart, Anne de Bretagne, Claude de France, Henri IV ou François Ier.
Son architecture traduit tout le luxe de la Renaissance avec ses 45 fenêtres à croisées, ses 25 cheminées, son escalier avec voûte en palmier et ses terrasses exceptionnelles qui dominent le fleuve du haut de leurs 35 mètres.
Par son architecture avant-gardiste et son lien fort avec le fleuve, il inspire les artistes à travers les siècles, de Rodin à Turner, Flaubert, Rabelais et Alexandre Dumas.
Ecrit entre 1845 et 1846 le roman d'Alexandre Dumas "oeLa Dame de Monsoreau"2 s'inscrit dans une trilogie d'Alexandre Dumas sur la Renaissance qui regroupe : la Reine Margot, les Quarante Cinq et la Dame de Monsoreau. Ce roman conte l'histoire d'amour entre Louis Clermont, seigneur de Bussy d'Amboise et Diane de Méridor, épouse du comte de Montsoreau.
Vers 1897, Auguste Rodin, fasciné par l'architecture du Château de Montsoreau, dessine une vue de la façade nord de l'édifice.
Rodin ne dessine pas l'édifice tel qu'il le voit, ni tel qu'il est sous ses yeux " dans un état de ruine avancé " mais dans son intégralité, tel qu'il l'était à la Renaissance.
Le 8 mai 1847, Flaubert effectue un voyage en Val de Loire en compagnie de son ami Maxime du Camp. Enchantés et séduits par le Val de Loire, ils publient à leur retour Par les champs et par les grèves, l'intégralité de leur carnet de voyage.
La Collection
Par son architecture avant-gardiste, le Château de Montsoreau a de tout temps inspiré les artistes de Rodin à Turner, Rabelais, Flaubert et Alexandre Dumas.
Aujourd'hui, sa collection permanente présente les oeuvres produites par le collectif britannique Art&Language, à partir du milieu des années 60 et jusqu'à aujourd'hui.
Connus pour leur personnalité volontairement provocatrice, ces artistes créent des oeuvres destinées à repenser la place du visiteur, en le rendant actif dans la création de l'oeuvre,
50 oeuvres - peintures, installations, films - qui ont radicalement révolutionné l'histoire de l'Art y sont présentées au fil d'un parcours scénographique.

6 photos pour Château de Montsoreau - Musée d'art contemporain

château de Montsoreau
château de Montsoreau
(doc. Bruno Rousseau)
château de Montsoreau
château de Montsoreau
(doc. château de Montsoreau)
château de Montsoreau
château de Montsoreau
(doc. château de Montsoreau)
Art&Language Collection Philippe Méaille
Art&Language Collection Philippe Méaille
(doc. Château de Montsoreau)
Château de Montsoreau
Château de Montsoreau
(doc. Château de Montsoreau)
Château de Montsoreau
Château de Montsoreau
(doc. Château de Montsoreau)

Photos extraites du Guide Tourisme France


Distinctions, labels :

Accueil Vélo

Accès :

Château de Montsoreau
Passage du Marquis de Geoffre
49730 Montsoreau
tel. 02 41 67 12 60
www.chateau-montsoreau.com
Par la route
A85 sortie n°5 Bourgueil (suivre Saumur) D960 Par le train Gare de Port Boulet à 11km Gare de Saumur à 17km Gare de Tours à 57km En avion Aéroport d'Angers à 59 km Aéroport de Tours Val de Loire à 74 km Aéroport de Nantes à 159 km Par bateau Navette Saumur-Montsoreau Le samedi du 7 mai au 31 août Durée : 1h30 Saumur (Théâtre le Dôme) " Montsoreau : 11h / 17h Montsoreau " Saumur (Théâtre le Dôme) : 13h40 / 18h48 Sans réservation Adulte : 14€ Enfant -12 ans : 7€ Chargement de vélos gratuits, dans la limite des places disponibles.

Journées du Patrimoine 2020 - horaires :

Attention : certaines animations sont supprimées au dernier moment en raison de la crise du COVID - renseignez-vous avant de vous déplacer
Ouvert 7j/7j de 10h à 19h

Tarifs, conditions spéciales :

Tarif réduit journées du patrimoine

Château de Montsoreau - Musée d'art contemporain
Passage du Marquis de Geoffre
49730 Montsoreau
Consulter le site Internet
Tel : 02 41 67 12 60

Guide Tourisme France

Informations détaillées extraites du Guide Tourisme France :

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