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Pour la 42e édition des Journées européennes du patrimoine, l’Ordre proposera aux visiteurs, sur inscription, une visite de son musée. Vous y découvrirez l’histoire de la profession à travers ses collections, et notamment le droguier Menier, qui réunit les drogues essentielles de l'arsenal thérapeutique dans près de 800 pots en verre soufflé. Le parcours de visite reviendra également sur le patrimoine architectural de l’institution, reflet de l’éclectisme des hôtels particuliers construits à la fin du Second Empire. Ces édifices constituent des témoignages précieux d’une époque et d’un art de vivre où les loisirs et les divertissements occupaient une place privilégiée, comme en témoigne le théâtre des Folies Ruysdaël
Public concerné : Tout public
L’Ordre national des pharmaciens est installé dans deux immeubles, 4 et 6 avenue Ruysdaël, qui s’apparentent à un ensemble architectural composite mais harmonieux de style néo-gothique et de pastiche XVIIIe siècle. Reflet de l’éclectisme architectural des hôtels édifiés à la fin du Second Empire, ces constructions constituent des témoignages précieux d’une époque et d’un art de vivre, d’autant que bon nombre d’entre elles ont été détruites au cours du demi-siècle écoulé.
Le bâtiment du numéro 4* fut édifié avant 1875 par l’architecte Pellechet ; de style néo-gothique assez sobre, avec une façade de brique et pierre agrémentée d’une corniche sculptée de style Renaissance séparant le rez-de-chaussée du premier étage. Gaston Menier, fils cadet d’Émile-Justin, célèbre chocolatier, acquit cet hôtel particulier et s’y installa en 1879 après son mariage.
Il commanda d’importants travaux. Sur l’avenue, l’étage d’attique réservé aux domestiques céda la place au deuxième étage actuel, traité dans le style “byzantino-vénitien”. Il fit démolir un petit bâtiment de la cour pour construire un pavillon de style normando-mauresque caractéristique du goût familial. Il abritait, au rez-de-chaussée une remise pour cinq voitures et une sellerie : au sous-sol une écurie pour douze chevaux ; à l’étage des chambres de service et au dernier étage une salle de théâtre " le théâtre des Folies Ruysdaël ".
Douze panneaux aux scènes inspirées par la mythologie ornementent la montée du grand escalier de bois vers les étages. Il est décoré de mosaïques italiennes dans le style vénitien. Sous le grand miroir, sur le palier du rez-de-chaussée on peut lire l’inscription " Venise MDCCCLXXIX " : on devine au-dessus le monogramme, en lettres d’or sur fond bleu, " G M " de Gaston Menier.
Gaston Menier raconte dans ses Souvenirs : " Au moment de mon mariage j’avais acheté un joli petit hôtel, et j’y ai passé 12 heureuses années, mais comme je manquais de place j’avais fait construire des écuries souterraines desservies par une rampe en pente douce. Les voitures occupaient le rez-de-chaussée et à l’étage une salle de théâtre qui a servi souvent de lieu de réunions pour les fêtes musicales, des bals et pour y jouer la comédie. C’est là en effet que nous avons joué des opérettes, notamment Orphée aux enfers "
" Une galerie communiquait au niveau du deuxième étage, avec le corps de bâtiment principal. Le grand escalier de bois menant aux étages fut décoré par des mosaïques italiennes en pâte de verre " (Souvenirs de Gaston Menier, texte non publié,1934)
Aujourd'hui le “pavillon Mauresque” abrite "les Collections d’histoire de la pharmacie"
Le bâtiment du numéro 6* fut pour sa part édifié, par l’architecte Henri Parent, en 1867, comme une “maison d’habitation bourgeoise ” de style néo-XVIIIe siècle, pour son propriétaire Eugène Jouët.
… Construction en pierre de taille à l’angle du Parc Monceau, avec façade aux deux côtés, élevée sur sous-sol d’un rez-de-chaussée, premier étage carré, deuxième légèrement mansardé. A l’extrémité du bâtiment jardin d’hiver prolongeant la façade de la construction. Jardin du côté du parc, cour entre les bâtiments. Au fond de la cour, construction de briques à usage d’écuries, de remises et de chambres pour les cochers. L’intérieur de la maison comportait au sous-sol les cuisines, l’office et le garde-manger. Le premier étage, desservi par un escalier de pierre néo-gothique, était réservé aux appartements des propriétaires. Le deuxième étage mansardé était occupé par les domestiques. Au rez-de-chaussée surélevé, prenaient place les pièces de réception en enfilade sur l’avenue et le parc : grand salon d’angle, salon Louis XV décoré de boiseries, salle à manger de marbre et enfin " jardin salon d’hiver " avec sortie sur jardin…(Calepins du cadastre, 1869)
Métro : Monceau (ligne 2) Miromesnil (ligne 13) Bus : Parc Monceau (lignes 84 et 94) Entrée par le numéro 6 avenue Ruysdaël
samedi 20 septembre 2025 - 13:30 - 19:00 , dimanche 21 septembre 2025 - 13:30 - 19:00
Gratuit, 15 places maximum par créneau de visite
https://artetpatrimoinepharmaceutique.fr/ws/web/app/collection/expo/191
Informations détaillées extraites du Guide Tourisme France :
- consultez aussi la fiche du département de Paris
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