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Premier artiste " à avoir investi les murs, les trottoirs, les façades d'une ville pour visiblement éveiller, réveiller, faire geste de surrection et d'alarme "
*, Ernest Pignon-Ernest est resté attaché au Vaucluse, car c’est notamment sur les routes du Comtat Venaissin qu’il s’exprime pour la première fois " in situ " en 1966, à l'âge de 24 ans, lorsqu’il alerte sur les risques des missiles nucléaires sur le plateau de Sault. Sur les murs, rochers et routes menant au plateau d’Albion, il se met à tracer au pochoir une silhouette tirée d’une photographie d’Hiroshima − seule trace d’un corps irradié. C’est le début de sa pratique : " je cherche à réactiver le potentiel de mémoire des lieux " commentera-t-il.
Même effacés avec le temps, ses collages laissent sur les murs, une mémoire d'autant plus vive. Il en est ainsi de cette série napolitaine : "d'images aux murs il n'y avait plus, mais demeurait intact ce que René Char avait nommé "les traces qui font rêver", pour reprendre les mots d'André Velter.
L’exposition revisite ses créations napolitaines sur la culture latine et méditerranéenne, qui dialoguent avec une sélection d’œuvres de l’Inguimbertine, en écho à cette terre comtadine liée historiquement à l’Italie. Une invitation à redécouvrir la puissance de ces images qui s’inscrivent sur des murs chargés d’histoire et font dialoguer le passé avec le monde d’aujourd’hui.
Exposer à l’Inguimbertine l’hommage qu’il consacra à la ville de Naples offre un beau
trait d’union avec les poètes qui ont eux aussi laissé leurs empreintes dans le Vaucluse, tels Pétrarque et René Char. La région est aussi chère au cœur de l’artiste, attiré par la proximité du mont Ventoux qu’il gravira dix fois à vélo, ainsi que par la beauté des paysages
Public concerné : Tout public
Hospice construit entre 1750 et 1760 par l'architecte local Antoine d'Allemand, sous la maîtrise d'ouvrage de Monseigneur d'Inguimbert, grand mécène dans l'esprit du siècle des lumières. Les bâtiments s'ordonnent autour d'une cour carrée : rez-de-chaussée, étage et attique. Dans l'aile ouest, la chapelle abrite le tombeau de Mgr d'Inguimbert. L'apothicairerie a conservé son décor initial de paysages en camaïeu de S. Duplessis et de Peyrotte et ses chevrettes de Moustiers et de Montpellier (pots en faïence des XVIe et XVIIe siècle). La façade est surmontée de six pots à feu de près de quatre mètres de hauteur
nombreux parkings à proximité (parking des platanes, parking de la gare) ; gare à 5 mn.
samedi 19 septembre 2026 - 10:00 - 18:00 , dimanche 20 septembre 2026 - 10:00 - 18:00
Accessibilité : Handicap moteur
Gratuit
Vaucluse
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- consultez aussi la fiche du département du Vaucluse
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